06 mai 2008
Oh
des couleurs !
Bon c'est un début, faut voir ce que ça donne avec d'autres images.


Elles sont quand même moins horribles en vrai ces couleurs !
02 mai 2008
Mémoire
Couverture et 4ème de couverture possibles pour mon mémoire en photo-montages à l'arrache !
Le concept de mon mémoire : Alors c'est une émission (donc tout le texte est écrit en dialogues) qui propose une réflexion sur les choses (surtout les images et surtout au cinéma) un peu trash qui choquent. Cela se passe dans un champ, et je me fais coupée en plusieurs morceaux par Leatherface pour que différentes parties de mon corps puissent s'exprimer. Il y a des invités (Dieu, la Mort, Michael Haneke, Stanley Kubrick, Larry Clark, Gaspar Noé, Quentin Tarantino, une gamine de 5 ans et un japonais), il y a un public et un chauffeur de salle qui passe des rires enregistrés, et une Frida Kahlo en carton.


Je suis de moins en moins fréquentable et je vais peut-être me foutre dans la merde avec ce truc.
29 avril 2008
Vous êtes tous cordialement invités aux
Ateliers Ouverts 2008 !

Avec un flyer réalisé par ma copine Ana Bandito !
20 avril 2008
Le chantier continue
Quelques images à mettre sous vos dents pointues pour maintenir ma réputation de déséquilibrée mentale.
Si vous comprenez rien, tant mieux.



Affectueuses salutations...
10 avril 2008
De l'inachevé


Voilà un avant goût de la suite, mais comme d'habitude, rien n'est fini.
Et puis maintenant, je suis repartie sur Agathe et puis y a le mémoire, etc...
Pff, je suis vraiment pas rapide en ce moment (c'est peut-être parce que je me fais vieille).
26 mars 2008
Un dernier mot
Avant de vous quitter pour un temps, j'aimerais quand même un peu revenir sur certains sens de mon travail et être sûre qu'il n'y a pas d'incompréhension entre nous.
On peut dire qu'à l'approche de l'échéance qui clôturera pour moi bien plus qu'un banal petit parcours d'étudiante, beaucoup de réflexions se bousculent dans le labyrinthe de mon petit cerveau. Bientôt j'arriverai symboliquement au terme d'un parcours dans mon travail qui a débuté il y a bientôt 2 ans (c'est à peu près là que je me suis trouvée ; avant j'étais un bébé de l'illus car j'ai commencé il y a 3 ans et demi et je partais dans tous les sens. Si j'ai pas trop honte, je mettrai un jour sur mon blog des "horreurs" de mes débuts.)
En ce qui concerne donc les travaux qui ponctuent cette année de diplôme, il est bien sûr évident pour nous tous que quelque soit ce qu'ils racontent, ils sont tous étroitement liés à mes sentiments et mes états psychologiques (d'ailleurs, il est de plus en plus évident pour moi également que même quand je ne le fais pas exprès, on pourrait facilement déceler un double sens dans tout ce que je raconte et c'est effrayant.).
Peut-être qu'à cause de cela certains penseront que mon travail ne poursuit que des buts thérapeutiques ou égoïstes avec un manque de pudeur dérangeant. Mais dans le cadre de mon travail, ce serait ne pas s'investir ou ne s'investir qu'à moitié qui serait égoïste, ce serait faire preuve de radinerie que de proposer des choses que je ne ressens pas pour ne pas avoir à me mouiller. Bien sûr, il existe de nombreuses manières de travailler et certains (sans doute plus "intello" que moi) auront des démarches bien plus circonspectes que la mienne qui est surtout spontanée et impulsive ; et il y a foule de sujets qui ne tournent pas qu'autour des sentiments qui sont intéressants à aborder. Je ne crache pas sur tout cela. Et j'admire ces travaux que je ne sais pas faire. Ce que je propose est ce que je peux donner de mieux je pense. En tout cas, c'est tout ce que je peux donner car pour le moment, je ne sais pas faire autre chose. Et si je parviens à faire ressentir quelques sentiments à ceux qui apprécient mon travail alors je remplis ma mission. Lorsque l'on va au ciné ou au théâtre, on veut vivre des trucs par procuration et pour que ça marche les acteurs doivent nous sortir leurs tripes. Et bien, c'est ce que j'aimerai faire et si je n'y arrive pas encore totalement aujourd'hui, c'est ce que je veux faire plus tard.
Revenons-en à mes derniers travaux. Il me paraît assez juste à l'heure actuelle de comparer mon parcours à une sorte de deuil.
Ainsi, les Autobiométaphoriques ; qui auraient plutôt l'air d'être créées en phase d'acceptation parce qu'elles content des histoires de "rateaux" et que peut-être qu'il semble pour pouvoir faire cela devoir atteindre une certaine résignation amusée ; ne sont rien d'autre que des déclarations d'amour (évidemment). Et peut-on réellement faire des déclarations d'amour sans conserver au fond quelque espoir caché ? En transformant des événements traumatisants en étapes métaphoriques délirantes plutôt drôles, elles permettent une prise de distance qui révèle en fait un certain déni de la réalité. Pourquoi ? Pour pouvoir en rire et pas se laisser abattre, parce que mon cerveau n'aime pas qu'on le limite et que la réalité essaie constamment de l'y contraindre en voulant le priver d'espoir et l'empêcher de rêver. Bah oui, je sais à cause de ça j'ai l'air d'avoir "pété un câble". Quand on veut pas jouer avec moi, je continue toute seule et ça fait marrer tout le monde. Tant mieux, c'est ce que je veux. Mais bon, ça n'en demeure pas moins une putain de fuite.
Dans Agathe, il y a de la colère, de la rage. Vous n'en avez vu que les images qui annoncent une parodie encore plus trashe que la légende d'origine (qui est déjà pas mal), mais je peux vous assurer que le texte sera costaud.
Il y a ce projet "secret" que j'ai rapidement évoqué il n'y a pas longtemps qui s'inscrit dans une phase plus tendre mais désespérée, étape dépressive du deuil. Pour le moment, je le garderai pour moi mais je le balancerai peut-être un jour quand on ne s'y attendra pas.
Et puis, les Danses macabres... j'espère que vous ne pensez pas que ce travail comporte encore un caractère féministe enragé dont le cri de guerre introductif pourrait être "Ah ces salauds de mecs...". Bien au contraire, il montrerait plutôt que quelque soit ce que ces hommes peuvent nous infliger, nous les aimerons jusqu'à la mort. Et mieux vaut aimer à en crever, plutôt que crever sans amour. C'est l'étape de l'acceptation : accepter des sentiments même si l'on sait que quelque part ils nous sont néfastes, pour accéder à la sérénité qui permet d'en apprécier les bons côtés. (wai bon, je raconte peut-être des trucs trop abstraits)
Evidemment, il ne vous aura pas échappé qu'avec ce projet, je redeviens une petite fille qui joue à mettre en scène ses poupées chéries auxquelles elle s'identifie pour vivre par procuration des moments de la vie des grands qu'elle ne peut pas vivre. (Hier, j'ai aussi pleuré devant un film cul-cul, quel malheur de se ramollir autant.)
Et plus tard, je passerai à d'autres choses : des délires juste pour faire rire avec mon projet de Bd dont les principaux protagonistes ne sont autre que ces deux gros dégénérés de Robert et sa mère, et cette autre jolie saloperie sur les expressions pornographiques animalières.
Ceci dit, je ne passerai pas à autre chose parce que l'acceptation m'aura permis une amnésie totale ou partielle. Bien au contraire, elle est marquée par une résignation sereine avec la certitude qu'il y a des choses qui ne guérirons pas mais que je ferai avec en attendant la prochaine crise.
J'ai conscience que quelques jeunes et séduisants docteurs aimeraient se pencher sur mon coeur et même me donner un morceau du leur pour remplacer ce qui paraît pourrir chez moi (en vrai un jour je crèverai peut-être d'une crise cardiaque, mais métaphoriquement mon coeur est indestructible). Je les comprends et je les plains car ils ont aussi peu choisi leur situation que moi. Même si je voulais faire un effort, je ne pourrais leur offrir que des CDD car même si ils pouvaient avoir l'impression de m'apporter des remèdes efficaces en voyant les symptômes de ma maladie disparaître, elle demeurerait toujours présente prête à se remanifester plus violemment encore. Et puis je ne veux plus mentir à personne même pas à moi-même. Finalement, cette maladie est ce qu'il m'est arrivé de mieux depuis un bon moment. Mes travaux en sont les preuves et vous en êtes les témoins.
Aucun acharnement thérapeutique n'est donc envisageable et je commence à concevoir que ce que je raconte ici s'apparente à un acte suicidaire ôtant les derniers espoirs des bénévoles qui auraient encore eu le courage de me sauver (selon eux, car je vais bien merci). Ahahah, et bien laissez-moi crever seule avec ma putain de maladie car c'est ce que je souhaite. Je m'étoufferai dans ces sentiments que je dois ravaler sans cesse pour ne pas qu'ils débordent et parce qu'ils ne peuvent rejaillirent en merveilleuses caresses sur personne. Je m'étranglerai à force de gueuler de l'amour dans une pièce insonorisée.
Et voilà comme d'habitude, certaines choses ont fini par prendre le dessus et à déborder en faisant basculer ma réflexion. Et vous pensez qu'en écrivant toutes ces conneries, je me suis peut-être un peu foutue à poil ! Ahah, mais je n'ai détaché qu'un bouton !
Je ne sais pas si vous avez tenu, mais si oui vous allez peut-être devoir prendre une aspirine et j'en suis bien désolée. Je ne peux pas vous promettre de ne pas recommencer car ce genre d'effusion est tout à fait incontrôlable. J'espère bientôt pouvoir vous faire rire avec des choses plus légères car vous ne méritez pas que je partage avec vous ce genre de tourments qui ne sont peut-être pas aussi vivables pour vous que pour moi. Haha !
Bonne journée !
Comme dirait ma grand-mère : Que dieu vous garde !
A très bientôt...
P.S. : je me demande si ma maitrise de psy n'a pas tendance à ressurgir de temps en temps.
